Eklablog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Blog d'information à destination des chefs d'entreprises, des managers, des étudiants ou de toutes personnes intéressées par la démarche d'intelligence économique au sein de la gestion stratégique.

Publicité

Analyse des résultats de 1er tour de l'élection présidentielle 2012

 

Le second tour de l’election presidentielle française se déroule dans quelque jours. Selon les médias tout serait déjà joué et François Hollande remporterai la présidence de la république devant le président sortant Nicolas Sarkozy.

Mais revenons un instant sur les résultats et leurs enjeux.
 

 

François Hollande
 
28.63% (10.273.582 voix)
Nicolas Sarkozy
 
27.18% (9.753.844 voix)
Marine Le Pen
 
17.9% (6.421.773 voix)
Jean-Luc Mélenchon
 
11.11% (3.985.298 voix)
François Bayrou
 
9.13% (3.275.349 voix)
Eva Joly
 
2.31% (828.451 voix)
Nicolas Dupont-Aignan
 
1.79% (644.086 voix)
Philippe Poutou
 
1.15% (411.178 voix)
Nathalie Arthaud
 
0.56% (202.562 voix)
Jacques Cheminade
 
0.25% (89.572 voix)

 

L'ensemble du système médiatique tourne en boucle sur la "surprise" Marine Lepen pour ce premier tour de l'election présidentielle. D'aucun n'a réellement pris le temps et le recul necessaire à une analyse de ce qui, au final, relève plus d'une normalisation. En effet, en observant sur une durée assez longue pour avoir une vision d'ensemble, on remarque avec ces résultats, qu'au final, l'exception etait en réalité l'election au premier tour de 2007, lorsque Sarkozy avait réussi par sa campagne à syphoner l'electorat FN (avec un Jean Marie Lepen à 10,4%), et que 2012 remet les pendules à l'heure, en donnant un score comparable à celui de 2002 (voir légerement inferieur à l'addition des voix de Jean Marie Lepen et de Bruno Maigret). Ainsi en 10 ans le Front National a gagné en volume 1 million de voix, avec un corps electoral qui s'est agrandi de plus de 5 millions net. 1 million de voix en 10 ans cela relativise considérablement le "ras de marée" frontiste qu'on l'air de découvrir, béat, les médias comme voulant tétaniser l'opinion... D'autant que si on continue l'analyse, on remarque qu'un candidat comme Jean Luc Melenchon fait avec son Front de Gauche près de 4 millions de voix, soit 3 millions de plus qu'il y a 3 ans aux elections europennes (même si l'abstention y est plus grande, cette comparaison reste valable puisque cette abstention favorise principalement les deux grands partis). A cette vitesse Melenchon pourrait bien se retrouver au second tour dans 5 ans, mais aucun analyste ne l'a relevé, ses 4 millions d'electeurs ne valent pas, pour eux, un dixieme des 6 millions du FN (qui, il faut l'avouer, sont une aubaine pour faire du papier et relancer le train fantome). Quant à Bayrou, son score enterre définitivement sa tentatvie de création de troisième voix, mais cela peut s'expliquer par une sous éstimation du clivage profond qui éxiste chez les francais, entre le peuple de gauche et le peuple de droite qui représentent à peu pres 40% de l'electorat aujourd'hui.

Malgré leurs statuts de favoris rassembleurs, François Hollande et Nicolas Sarkozy se doivent de fédérer un maximum de français qui n’ont pas voté pour eux lors du premier tour de l’élection présidentielle. Leurs projets ainsi que leurs encrages politiques les mènent donc chacun a « chasser » les électeurs les plus propices a les rejoindre.
Ainsi, François Hollande c’est assuré le soutient des principaux partis politiques de gauche alors que Nicolas Sarkozy doit faire  cavalier seul. La campagne présidentielle de chacun des candidats marque ainsi un virage aux extrêmes de leurs tendances politiques.

De fait, François Hollande effectue son virage a gauche et se place ainsi en défenseur des classes les moins aisées contre les « riches ». Ces prises de positions avec des mesures phares comme l’augmentation des taux d’impositions pour les plus hauts revenus semble très populaire. La promesse de la mise en place de taux confiscatoires satisfaisant ainsi une partie de son futur électorat encré à gauche. De son coté, Nicolas Sarkozy ne peut compter que sur lui même pour convaincre. Le Front National étant arrivé 3 eme du premier tour, le réservoir de voix semble tout trouvé. Ainsi pour séduire cet électorat Nicolas Sarkozy se doit de reprendre les thèmes phares de la campagne de Marine Le Pen pour espérer fédérer de nouveaux électeurs. Ainsi la promesse de mise en place de loi diminuant ou luttant contre l’immigration comme la renégociation des accords de Shengen ou la division entretenu des français sont au coeur de la campagne.

Ainsi, chaque candidat doit affirmer ces positions et clarifier ces thèmes de rassemblement. En occultant l’ensemble des autres problèmes comme celui de la dette, de la souveraineté du pays et du type de croissance pour le XVIe siècle, la campagne se focalise sur des polémiques.

On pourrait ainsi résumer le choix qui s’offre à nous par la désignation des bouc-emissaires  de la crise que traverse la France.
Le choix qui se porte à nous se résume donc par la désignation des riches comme élément essentielle de la crise de croissance française ou l’accueil d’immigrés.

Banquiers ou immigrés, faites votre choix.

OUTGDA Mektar

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article